Avant toute écriture, les
histoires se
racontaient oralement, et ainsi transmises de génération en génération,
elles devinrent des légendes, puis que certaines d'entre elles furent
rassemblées, elles composèrent une mythologie.
Les scribes de la
Bible étaient des écrivains qu'on employait à la cour des rois de Juda.
C'étaient encore des commissaires d'armée chargés de la revue
des
troupes et de leur dénombrement. Jérémie mentionne un scribe
qui
était prince des soldats et qui leur faisait faire l'exercice.
Un
long règne et quelques mésaventures inspiraient aux pharaons l'envie de
laisser à la postérité leur expérience. Ainsi Ramsès III
dicta-t-il sa biographie vers la fin de sa vie.
Grâce aux Grecs on
sait que la Crète a eu ses épopées, narrant les combats de Minos et de
ses frères, d'Idoménée, d'Amyklos et de Leukos, fils de Talôs.
Mille ans après l'époque minoenne, Epiménide de Knosos a
rassemblé en plusieurs milliers de vers les traditions relatant la
naissance des dieux crétois.
Les scribes grecs devaient joindre un
certain savoir à une bonne naissance, une grande intégrité, parce
qu'ils entraient quelquefois dans les secrets d'Etat.
Mais
à Rome, les scribes étaient considérés
à juste titre comme des mercenaires et n'avaient aucune de ces
qualités.
Les
musulmans contemporains de Firdouci se passionnaient pour l'étude des
hommes et des choses, personnages politiques, célébrités diverses,
animaux apprivoisés ou sauvages, plantes, en un mot tout ce qui pouvait
constituer un sujet de recherche.
Vers la même époque, les Iraniens
orientaux décrivaient en des dizaines de milliers de distiques les
faits d'armes et la gloire des héros indo-scythes, kouchâna et parthes.
À
la veille de l'invasion mongole, la littérature chinoise s'élargit de
nouveaux genres, ainsi se diffusèrent des nouvelles fantastiques, des
petits romans policiers, des recueils d'anecdotes, des romans
historiques ou encore des récits de voyage, comme la relation du
pèlerinage de Hiuan-Tsang en Inde.
À la veille de l'invasion
espagnole, l'organisation de l'empire inca reposait sur les
quipoucamayoucs, ou gardiens des quipous. Ils nouaient les
cordelettes en fonction de ce qu'avait retenu leur mémoire très
entraînée. La fidélité de leur mémoire était d'ailleurs
aiguillée
par un puissant stimulant : en effet la moindre erreur ou omission se
punissait immédiatement de mort.
Chez les Aztèques, en dehors des
poètes occasionnels et des nobles lettrés dont le moins illustre ne fut
pas le roi Nezaualcoyotl lui-même, il existait des poètes
professionnels qui mettaient leur talent au service des grands.
Ces écrivains chantaient les exploits des héros, la grandeur
des
dynasties, mais aussi le charme et la tristesse de la vie.
Soliman
le Magnifique et les grands personnages de Constantinople pratiquaient
le mécénat, favorisant le sort des écrivains, permettant l'essor de
quelques grands talents.
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MARC. - Vous, ça
serait quoi, votre but, votre envie, là : que votre famille lise votre
biographie ?
HUGUETTE.
- Oui, c'est surtout pour ma famille que je le fais, et puis, ensuite,
moi ça me plairait que ma biographie soit éditée
MARC. - Oui.
HUGUETTE. - Mais c'est sûr
(...)
Huguette.
- On y va ?
Marc. - On y va
Hugette. - Oh oui, on y va, je n'ai pas envie de vous laisser tomber et
vous, vous n 'avez pas envie de me laisser tomber
Marc. - Ah non, j'y suis, j'y reste
Huguette. - Allez |